Voici 3 choses à savoir pour apprécier pleinement un saké, cette spécialité japonaise à base du riz, par Shinkame Europa.

LA TEMPERATURE

Le froid cache les défauts du saké, il faut beaucoup d’expérience de la part du brasseur et de son maître « Toji » pour développer un saké qui aura la capacité d’être chauffé. Chauffer un saké, c’est comme décanter un vin, c’est un instant de vérité où le saké va révéler ses qualités et ses défauts. Les seuls sakés qui se boivent frais ou à température ambiante sont les « namazakes » (saké non-pasteurisé).

Il est fortement recommandé de chauffer le saké pour le consommer dans les meilleures conditions (chaud ou tiède). En effet, boire le saké chaud est une tradition très ancienne au Japon. C’est dans un souci de rationnalité que le chauffage du saké s’est instauré progressivement au cours de la longue histoire du saké : il améliore les capacités gustatives et il met en avant les éléments aromatiques du Pur Saké longuement vieilli. Et surtout, le saké chaud développe, telle une fleur qui s’ouvre, un goût d’umami, dû notamment à l’acide aminé et l’acide glutamique contenu dans de nombreux aliments, pour rendre les plats encore plus délicieux.

LA DEGUSTATION

Le véritable secret de cet alcool japonais c’est sa très grande capacité d’accords. Le saké est un exhausteur de goût naturel qui va révéler les mets, soit en créant une troisième saveur, soit en renforçant une saveur présente dans la nourriture ou le saké.

Bon à savoir  lorsque l’on accompagne un repas avec un saké :

1) Goûter le saké

2) Manger un peu, mâcher la nourriture et surtout ne pas l’avaler tout de suite

3) Reboire du saké avec la nourriture en bouche

4) À partir de là, bien écouter ce qui se passe en début, milieu et en fin de bouche jusqu’à la rétro-olfaction. Deux phénomènes peuvent se produire :

– une 3ème saveur, née de l’accord, peut alors apparaître

– le saké va renforcer une saveur présente dans la nourriture ou la nourriture va renforcer une saveur présente dans le saké

5) Après avoir avalé votre bouchée, reboire un peu de saké et l’effet que vous avez ressenti va réapparaître

LA CONSERVATION

Koikawa Junmai Saké | Brasserie Koikawa

Merveilleusement fruité, soyeux, presque épicé : les premières sensations lorsque ce saké Koikawa Junmai effleure le palais sont éblouissantes.

Quand le processus de fabrication est terminé, arrive le processus de maturation. Yoshimasa (Brasserie Shinkame) fait vieillir ses sakés entre 2 et 7 ans pour les amener à maturité. Tous ses sakés sont capables de vieillir plus de 20 ans ! Durant le processus de maturation, des impuretés se forment. Il faut les éliminer pour obtenir plus de pureté, ainsi que des arômes plus doux et profonds.

Un saké de qualité se conserve, une fois ouvert, à température ambiante. L’aération va même l’améliorer. Yoshimasa recommande de boire le saké, après ouverture, dans les deux ou trois mois, mais la pratique quotidienne nous révèle que le saké va continuer mois après mois, voire au delà de l’année à maturer et s’affiner!

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *